Nombre de passoires thermiques en baisse : une bonne nouvelle rapportée par le SDES - 27/11/2025

Le nombre de passoires énergétiques en France a diminué en l’espace d’un an, une évolution positive qui témoigne d’une double réalité. Si les chiffres annoncés par le SDES le 12 novembre 2025 font état d’une baisse de 400 000 logements classés F ou G entre janvier 2024 et janvier 2025, il convient de distinguer les améliorations réelles des ajustements liés à l’évolution de la méthode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE). Près de 38 % de cette diminution s’explique en effet par la révision du DPE en faveur des petites surfaces et le reste par les travaux de rénovation énergétique engagés par les propriétaires. Cette précision est essentielle pour bien comprendre l’amélioration du parc immobilier français en termes d’économies d’énergie et de respect de l’environnement. Votre expert en DPE fait le point sur cette actualité encourageante.

La baisse des passoires énergétiques en France due à un recalibrage technique en juillet 2024

Pour rappel, depuis le 1er juillet 2024, le ministère de la Transition écologique a permis de procéder à un ajustement important de la méthode d’évaluation de la classe de performance du DPE pour les logements de petite superficie. Cette modification a concerné environ 160 000 résidences principales. Elle avait pour but de corriger certaines anomalies dans le calcul de la performance énergétique des petits logements. Rappelons que le DPE, qui ne peut être réalisé que par des diagnostiqueurs immobiliers certifiés, est un outil fondamental très polyvalent. Il évalue objectivement l’efficacité énergétique d’un bien immobilier et permet de comprendre comment faire pour sortir d’une situation de précarité énergétique, à l’heure où celle-ci continue de croître comme le démontrent les chiffres de l’ONPE (Observatoire National de la Précarité Énergétique), mis en ligne le 17 novembre 2025. Cette expertise permet non seulement de classer les logements sur une échelle de A à G, mais également de sensibiliser propriétaires et locataires à l’impact environnemental de leur habitat et aux possibilités de l’améliorer, dans un contexte de dérèglement climatique aggravé.

Moins de passoires énergétiques : une dynamique de rénovation énergétique à poursuivre

Aux répercussions de cette révision méthodologique s’ajoute une avancée concrète dans la lutte contre la précarité énergétique opérée par 240 000 sortis de la catégorie de passoires énergétiques en un an au travers d’une réelle amélioration de leur performance énergétique. De nombreux propriétaires se sont engagés dans des projets de rénovation énergétique, sur la base des recommandations formulées par des expertises comme le DPE, un diagnostic immobilier de vente et de location dédié à l’amélioration énergétique et environnementale du parc immobilier français. Ils ont ainsi entrepris des travaux très efficaces pour que leur logement évolue positivement sur l’échelle de performance énergétique. Cet objectif ambitieux est d’ailleurs toujours d’actualité. Il faut continuer à réduire du mieux possible le nombre de logements énergivores pour atteindre les objectifs climatiques nationaux tout en garantissant un habitat décent, digne et confortable pour tous.


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